Patrimoine

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Aula Carolingienne

L'aula carolingienne de Doué-la-Fontaine

Doué la Fontaine possède cet édifice archéologique unique qui constitue un maillon essentiel entre le simple habitat princier du Xe siècle et la demeure fortifiée du XIe siècle.

Située au premier rang des vestiges des demeures carolingiennes, elle est considérée comme le plus ancien monument de la ville. Elle est unique en France.

De 1967 à 1970, une équipe d’archéologues dirigée par Michel de Bouard de l’Université de Caen découvrit en fouillant la motte féodale de la Chapelle, les vestiges d’une aula carolingienne.
Au début, ils pensèrent avoir mis au jour le palais princier de Louis le Pieux (Theotwadum palatium) mentionné dans plusieurs textes du IXe siècle. Le prince y séjournait lorsqu’il apprît la mort de son père, Charlemagne (en 814).

Mais les études datèrent l’édifice de l’an 900, soit près d’un siècle après le décès de l’empereur franc. Où se trouvait alors ce palais ? On l’ignore à ce jour. Les fouilles révélèrent également que cette aula fût incendiée vers 950 et que ses ruines furent surélevées et fortifiées (Il pourrait s’agir du tout premier donjon de France). À nouveau détruites, elles furent ensevelies sous une motte (dont une partie est encore visible au Nord-Est du bâtiment) sur laquelle on érigea une fortification en bois. Les Xe et XIe siècles virent l’Anjou ravagé par les querelles territoriales entre les comtés angevin et blésois.

M.de Bouard attribue la création du donjon et de la motte au Comte de Blois, Thibaud le Tricheur (910-975). Lors de la reconquête du saumurois, Foulques Nerra, comte d’Anjou (970 - 1040), déplaça la zone stratégique à Doué en créant un castrum. Pour des raisons de sécurité et de préservation, ce lieu ne se visite qu’à titre exceptionnel. Néanmoins, on peut apercevoir à travers la porte sud les vestiges d’une magnifique cheminée, la plus ancienne connue à ce jour en France. Attardez-vous également sur la maçonnerie et observez bien l’opus en arête de poisson ainsi que les pierres rosies par l’incendie de 950.

Visite de la Aula pour les groupes sur rendez-vous au 02 41 59 71 29 - contact@les-perrières.com

Les Ecuries Foullon

En 1774, Joseph François Foullon, intendant des finances de louis XVI et baron de Doué fit construire sur ses terres des Minières, à Soulanger une magnifique demeure. Ce château bâti selon les plans de l’architecte Antoine (on lui doit entre autres l’hôtel de la Monnaie à Paris) se composait de deux étages élevés sur un soubassement voûté. Le corps principal mesurait 32 mètres de long sur 15 de large. Le parc attenant faisait près de 30 hectares. À la même époque, le baron créa les pépinières royales qu’il confia à Edmée Crespin Chatenay. Ce dernier qui s’installa à son compte quelques années plus tard est considéré comme le premier des pépiniéristes-rosiéristes de Doué.

Le baron Foullon mourut, victime de la vindicte populaire, le 22 juillet 1789 à Paris. Son château fut pillé par la population. Et, livré aux intempéries, il tomba en ruine : dans un document du 18 fructidor an IV (4 septembre 1796), on peut lire « ... ce grand bâtiment quoique construit depuis 20 ans seulement est dans un état de ruine qui n’en permet plus le rétablissement à son premier état... ».

Aujourd’hui, de ce château, il ne reste plus que les écuries qui abritent un remarquable musée sur les commerces anciens, les soubassements du corps principal qui abritaient autrefois les cuisines et une partie du parc avec ses douves et un pavillon d’entrée.

Le musée "Aux Anciens Commerces" redonne vie au commerce de détail en milieu rural de 1850 à 1950, grâce à la reconstitution d'une vingtaine de boutiques présentées sur deux niveaux. Du p'tit café à la chapellerie, en passant par l'épicerie, le barbier-coiffeur, c'est un formidable voyage dans le temps.

Dans le parc de la Roseraie Foullon, on peut admirer aujourd’hui une multitude de rosiers qui font la renommée de Doué-la-fontaine.

Visite du château de François Foullon pour les groupes sur rendez-vous au 02 41 59 71 29
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Les Arènes

Les arènes de Doué-la-Fontaine

Le site des Arènes est un ensemble de carrières aériennes et souterraines dont les plus anciennes datent du XVe ou XVIe siècle. L’originalité de ce lieu tient à la transformation d’une ancienne exploitation à ciel ouvert en amphithéâtre. De nombreux spectacles s’y sont déroulés depuis le XVIe siècle. En 1546, François Rabelais cite dans Pantagruel les diableries de Doué probablement jouées à l’amphithéâtre.

En 1910, une société fut créée pour remettre en valeur le site et en juillet de l’année suivante, les Arènes retrouvèrent leur vocation première de lieu de spectacle.

Pendant la seconde guerre mondiale, les Allemands y entreposèrent leurs munitions.

Aujourd’hui encore ce lieu prestigieux accueille des représentations, notamment dans le cadre du Festival d’Anjou en juin, ou des manifestations telles que le Marché de Noël en décembre. Et chaque année en juillet depuis 1968, le Comité de la Rose organise dans ces galeries les Journées de la Rose durant lesquelles le visiteur peut admirer des milliers de roses et compositions florales.

En 1970, la charpente des anciennes halles de Doué-la-Fontaine, situées initialement en centre-ville a été remontée sur le site des Arènes et abrite désormais une salle idéale pour les mariages, réceptions, colloques…

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Les Ruines Saint Denis

La Collégiale Saint Denis de Doué-la-Fontaine

L’église Saint Denis fut dédiée en 1040 et devint collégiale en 1063 avec la création d’un chapitre de quatre chanoines, richement doté par les seigneurs de Doué. Ses revenus étaient tels que les moines de l’abbaye de Cunault n’hésitèrent pas à produire un faux document (le diplôme de Dagobert) attestant leurs droits sur les biens de la collégiale.

Reconstruite au XIIe siècle, elle prospèra pendant plus de trois cents ans avant de subir de plein fouet les guerres du XIVe siècle, puis les guerres de religion au XVIe siècle.


Désaffectée en 1806, elle passa de main en main amplifiant ainsi sa détérioration malgré son classement aux monuments historiques dès 1862. La commune la rachètera en 1889 et commencera à la consolider. Elle fut frappée par la foudre en 1898.

Cette église en forme de croix latine se compose d’une grande nef et d’un choeur circulaire. A l’origine, l’édifice mesurait 51 m de long pour 33 m de large. À la croisée du transept s’élevait autrefois un
puissant clocher. Son architecture de style plantagenêt est le parfait exemple de la transition romano gothique que connût notre région.

Pour des raisons sécuritaires, son accès est interdit. Néanmoins, on peut apercevoir à travers la grille du transept sud de magnifiques chapiteaux romans et une partie de la voûte plantagenêt.

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Les Fontaines

Les Fontaines à Doué-la-Fontaine

Les pouvoirs guérisseurs de cette source firent longtemps des merveilles et pour soigner les fiévreux, on avait coutume de tremper les linges dans cette eau sacrée qu’on disait également très efficace pour
les malvoyants.

L’usage de cette source est avec certitude fort ancienne. La construction du théâtre municipal sur les fondations de l’ancienne église romane Saint-Léger mit à jour les vestiges d’un baptistère. Ce type d’architecture se répandit en France entre les IVe et VIe siècles. Et il n’est pas impossible que ce soit un lieu de culte antique qui ait été christianisé.

A la fin du Moyen Âge, la source du Douet alimentait deux blanchisseries, plusieurs tanneries et faisait tourner de nombreux moulins.

En 1722, Piganiol de la Force la décrit ainsi : « On voit à Doué une des plus belles fontaines qu’il ait en France tant par la bonté et la qualité de son eau que par son architecture. Elle est en fer à cheval
et à 72 pieds de circuit sur 2 à 3 pouces de profondeur. Ses eaux se déchargent dans un bassin qui est 7 à 8 pieds au-dessus et qui a 150 pieds de long ».


Par souci d’hygiène, le Baron de Doué, Joseph François Foullon, homme influent obtint en 1766 l’autorisation et le financement pour la construction d’un lavoir et un abreuvoir aux dimensions uniques en France : chaque bassin mesurait à l’origine 44 sur 26 mètres. Les travaux sont entrepris en 1767 sous la direction de l’ingénieur de Broglie et selon les plans de l’architecte Lecreux. Ils sont terminés en 1768. Ce lavoir est le plus ancien et le plus grand du Maine-et-Loire.

Les dimensions actuelles du bassin sont d’environ 40 mètres de long sur dix de large. Il pouvait accueillir simultanément jusqu’à 130 lavandières. Imaginez un peu l’effervescence qui devait y régner les jours
d’affluence.

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La Goberderie

L’hôtel de la Goberderie alias le Porteau* est le siège d’une ancienne seigneurie de Doué située rue des Arènes dont les bâtiments remontent à la fin du XVe début XVIe siècle.

Aux XVI et XVIIe siècles, la Goberderie appartient à la Famille Marsolles. C’est certainement dans cette maison qu’est né Vincent Marsolles qui deviendra en 1672 Général de la congrégation de Saint-Maur. Il dirigera 2500 religieux répartis dans 180 monastères. En 1776, l’école de Charité et maison des incurables, fondée en 1743 par Françoise Volland, s’installe à la Goberderie rachetée par la commune. Le 6 janvier 1779 à la suite d’un don anonyme de 3000 livres, des réparations sont entreprises à la Goberderie et de nouvelles dépendances y sont construites.

L’hôtel de la Goberderie alias le Porteau* est le siège d’une ancienne seigneurie de Doué située rue des Arènes dont les bâtiments remontent à la fin du XVe début XVIe siècle. Durant les premières années de la Révolution Française, le sort de l’« école de Charité » renommée « Providence » reste incertain :

Le décret du 22 décembre 1789 décide la nationalisation des biens du
clergé et des hôpitaux. Celui de 1790 rend à ces derniers l’administration de leurs biens. Les dames de Charité refusant de prêter serment sont emprisonnées et conduites à Saumur. Elles seront finalement libérées. Finalement en 1794, cette « maison de la Providence » est aliénée par l’hôpital qui devient propriétaire de la Goberderie.

En 1805, le Collège renaissant occupe temporairement les locaux.

En 1807, la gendarmerie s’y installe. Elle y restera locataire jusqu’en 1956, année du transfert dans une caserne construite rue de Cholet (détruite en 2009).

* Beaucoup de douessins appellent encore cet hôtel la « Dagoberderie » en souvenir de la très hypothétique venue de Dagobert à Doué au XIIe siècle. Cette dénomination est tout à fait fantaisiste et aucun lien entre la Goberderie et le roi mérovingien n’est établi à ce jour. Le site, propriété de la commune, n’en demeure pas moins remarquable au regard de la qualité du bâti et des caves.

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Eglise Saint Pierre

Eglise Saint Pierre de Doué-la-Fontaine

La construction de l'église actuelle est fixée au XVe siècle, elle est bâtie en remplacement de la première, édifiée en 1040.

Pendant la Révolution, elle accueillit des prisonniers vendéens, puis fut transformée en entrepôt. Elle devint Temple de la Raison en l'An III de la République et le culte de l'Etre Suprême y fut célébré ; dans le même temps les cloches furent enlevées et envoyées à Saumur.

Au XIXe siècle, les curés successifs s'employèrent à embellir l'église et ajoutèrent un baptistère, 2 petits autels, des vitraux et la chapelle sud.

L'église, de style gothique, possédait autrefois des pinacles et des clochetons, hélas démolis, et le clocher d'ardoise a remplacé un beau clocher en pierre.

 

 

 

Eglise de la Chapelle

Eglise La Chapelle à Doué-la-Fontaine

Au 11ème siècle, une chapelle dédiée à Notre Dame fut donnée par le chevalier Guillaume ROUFFAIN aux moines de Saint Maur. Les religieux de Saint Maur établirent dès avant 1105 un prieuré et y constituèrent une paroisse.

L'église dédiée à la vierge avait pour patron secondaire Saint Hilaire. Elle datait du 12ème siècle, mais lors de sa démolition en 1875, elle était toute déformée par une série de reconstructions datant du 15ème siècle.

Un terrible ouragan avait causé d'importants dommages à l'église le 15 Mars 1751.

Après réflexion le Conseil Municipal décide de la reconstruire au  XIXème.  Cet édifice de style roman à toujours été distincte de Doué car séparée par le mur de la ville.

L’église de la Chapelle date du XIIème siècle. Elle avait pour baron initial le baron de Doué. Foullon acquit le prieuré et tous ses droits en 1772.

Eglise de Douces

 Eglise de Douces à Doué-la-Fontaine

Douces faisait partie, au 9ème siècle, de la "Villa Spinacra" qui fut divisée à cette époque en trois Paroisses: Montfort, Brossay et Douces. Suite au don de Charlemagne en 1001 au chapître Saint Maurice une église fut construite et une petite agglomération se fonda autour. Un curé, Pierre Marty, fut nommé en 1802.


L’église et le presbytère sont en bon état, le clocher ne tient ni au chœur ni à la nef, il est adossé autour et en dehors entre l’un et l’autre. Elle est dédiée à Saint Maurice et comporte une base romane, mais elle fut entièrement reconstruite de 1863 à 1867 dans le style du 13ème siècle.

Eglise de Soulanger

Eglise de Soulanger à Doué-la-Fontaine

Avant la Révolution, Soulanger n'était qu'un hameau dépendant de Doué. En 1790, Soulanger comptait 950 habitants, la plupart logeaient en caves, les mariages, naissances et sépultures étaient enregistrés à Doué.

L'église actuelle, n'existe que depuis le Concordat (accord entre Rome et Napoléon pour sortir de la Révolution). C'est une grange aménagée, accolée au clocher construit en 1811. L'autel et la croix ont été donnés et fabriqués à partir de matériaux donnés par les habitants de Soulanger.

Il y a une dizaine d'années, grâce à l'apport de l'Association d'Education Populaire de Soulanger, l'intérieur de l'église a subi une réfection totale, ce qui lui donne un caractère chaleureux.

Aujourd'hui, l'église de Soulanger est l'église la plus sollicitée pour la paroisse après celle de Doué St Pierre. En effet les jeunes, les enfants s'y retrouvent pour des célébrations plus particulières. Beaucoup de baptêmes y sont célébrés, des conférences et formations peuvent y être organisées. L'espace ainsi aménagé permet une meilleure convivialité sans nuire à la visibilité.

Mairie centrale de Doué-en-Anjou
16, place Jean Bégault
BP 60049
Doué-la-Fontaine
49700 Doué-en-Anjou

Tél. 02 41 83 11 83
mairie@doue-en-anjou.fr

Horaires d’ouverture :
Du lundi au vendredi de 9h à 12h30
et 14h à 17h30 (17h le vendredi)
et samedi : 9h-12h

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Vendredi 24 novembre

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